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« Jook Video va devenir le jukebox vidéo familial dématérialisé » – Gregg Bywalski, AB Groupe

Nous nous sommes entretenus avec Gregg Bywalski, Directeur Marketing et Digital du groupe AB, société éditrice du service de vidéo à la demande par abonnement JOOK VIDEO.

 

Pouvez-vous nous présenter Jook Video ?

Jook Video est une offre de VOD par abonnement (SVOD) lancée par le groupe AB en février 2013, donc il y a quasiment un an maintenant. Cette offre a été lancée sur le territoire français pour un prix de 6,99 euros par mois. Elle propose plus de 10000 programmes à consommer en illimité.

Pourquoi se lancer dans une offre de SVOD ?

La SVOD est un modèle qui a été lancé aux Etats-Unis en 2007 par Netflix et qui a fait son chemin depuis, puisque Netflix affiche 32 millions d’abonnés aux Etats-Unis, 41 millions d’abonnés dans le monde. Il existe donc un marché de la SVOD qu’on a voulu exploiter. Pourquoi sur ce marché spécifiquement alors que le groupe AB n’était pas présent sur le délinéarisé auparavant : parce que la VOD transactionnelle est un territoire déjà occupé en France par les acteurs majeurs de la vidéo, on parle de TF1, de M6, de Canal+ ou d’autres acteurs également. C’est donc un marché que nous considérions comme saturé et nous n’avions pas d’intérêt spécifique à nous y lancer. On a volontairement creusé le marché de la SVOD en étudiant les modèles existants : on a parlé de Netflix, mais également Lovefilms. On s’est inspiré de ces succès internationaux pour pouvoir lancer un service français équivalent avec des contenus adaptés au territoire et aux téléspectateurs potentiels.

Quels types de contenus trouve-t-on sur Jook Video ?

Jook Video, ce n’est pas AB VOD ou AB SVOD. Pourquoi, parce que Jook Video c’est un jukebox familial. Le but est d’y trouver tous les contenus que l’on peut chercher ou vouloir avoir dans sa vidéothèque. Nous souhaitons dématérialiser l’ancienne DVDthèque ou la collection de VHS qui prennent tous deux beaucoup de place. On va donc gagner de la place avec Jook Video qui va devenir le jukebox vidéo familial dématérialisé, disponible sur tous les écrans (TV du salon, ordinateur, tablette, mobile et console de jeu). On sera présent partout et encore une fois avec des contenus de la totalité des ayants droit présents sur le marché. Aujourd’hui on a signé avec tous les catalogues importants : Warner, Sony, MGM, BBC, Miramax, Disney. Plus de 90% du catalogue présent sur Jook n’est pas du catalogue AB.

Lancer un service de SVOD présente-t-il des contraintes ?

Il y a des contraintes à la SVOD aujourd’hui, la plus connue étant la chronologie des médias, mais elle est en plein chamboulement puisque différents rapports sont en train de militer pour l’avancement des fenêtres d’exploitation. Actuellement on est à 36 mois pour les films après l’exploitation en salles. Aujourd’hui, 3 ans avec la disponibilité des offres sur Internet c’est un peu compliqué. On parle d’un raccourcissement à 18 mois, ou à 24 mois. Quoiqu’il arrive, nous sommes favorables à un raccourcissement car cela nous permettra d’enrichir notre offre. Elle est composée aujourd’hui de 10.000 programmes, je l’ai dit, mais elle n’est pas composée que de cinéma. Le cinéma est une porte d’entrée, mais on est également positionné sur d’autres thématiques. On a voulu s’appuyer sur l’expérience d’AB productions en matière d’édition de chaînes de télévision depuis 20 ans. On est aujourd’hui le premier éditeur indépendant de chaînes thématiques en France et on a voulu profiter de cette expérience pour Jook Video. Ainsi, au-delà du cinéma, on va proposer d’autres catégories de contenus : le cinéma, les séries TV très appréciées du grand public, le manga qui est une spécialité d’AB, l’animation – ce que l’on appelle « kids »- qu’on traite différemment du manga parce que ce sont deux cibles différentes, les documentaires puisque nous sommes un des premiers producteurs de documentaires en France, le sport – là aussi on considère que la VOD transactionnelle ne laisse pas assez de place au sport – on pourra retrouver de grands moments sportifs comme d’anciennes finales de Roland Garros, des anciennes éditions du Paris-Dakkar, ou des grands matches de boxe, et enfin le spectacle qui comprend les concerts et l’humour. Donc service pléthorique, plein de contenus qui permettront de répondre à l’ensemble des demandes des téléspectateurs.

Faites-vous un travail de recommandation personnalisée ?

Quand on a étudié le modèle Netflix, on a immédiatement identifié la recommandation comme un point essentiel. A la différence de la VOD transactionnelle, la SVOD propose beaucoup de contenus à l’internaute. Il faut donc pouvoir le guider et l’aider vers des contenus qui sont non seulement cohérents avec ses goûts mais également avec ses envies et ses attentes. Dans ce cadre, les moteurs de recommandation sont très importants. Alors nous avons plusieurs techniques de recommandation : sémantique, thématique par exemple. On a opté pour plusieurs axes de recommandation. Tout d’abord une éditorialisation du site puisqu’il est impossible de « browser » sur le site de manière classique du fait de la multitude des contenus proposés. Nous faisons donc remonter des vidéos en fonction de ce que peut aimer l’internaute. Mais nous souhaitons également faire de l’éditorialisation à la manière des chaînes de télévision, car le groupe AB a une carte à jouer. Nous ferons donc remonter des programmes en fonction du moment de la journée, mais également en fonction  de l’actualité (par exemple le Paris-Dakkar en ce moment pourrait être l’occasion de remonter des films de voiture ou des grands moments de cette compétition). Cela veut dire un grand travail éditorial qui est effectué par des équipes dédiées mais également un travail technique puisque nous sommes en train de développer un moteur de recommandation poussé qui va permettre de pousser des contenus spécifiques à chaque abonné en fonction de leur consommation. Ce moteur sera implémenté dans la version 2 du site qui sera lancé dans les prochaines semaines.

Quelle est l’actualité de Jook Video ?

Comme je vous le disais en introduction, nous avons lancé le site il y a quasiment un an. Nous allons profiter de cet anniversaire pour lancer une version 2 qui réponde aux attentes de nos abonnés actuels et aux questions des futurs abonnés puisqu’ils nous en ont posé pas mal dans les études qu’on a mené. Dès le mois de février nous ajouterons également une fonctionnalité très intéressante qui est le téléchargement temporaire, c’est-à-dire la possibilité pour nos abonnés de consommer notre catalogue en mode hors connexion. C’est un mode qui a été évangélisé par les sites de musique comme Spotify ou Deezer. L’intérêt est de pouvoir télécharger ses films à la maison et de les regarder en mobilité (train, métro, avion, plage, etc.). C’est une vraie nouveauté et une vraie valeur ajoutée pour nos abonnés.

Deuxième chose, le lancement de la nouvelle version de Jook Video au mois de mars pour le premier anniversaire, dans laquelle on retrouvera un moteur de recommandation grandement amélioré, le téléchargement temporaire qui sera porté sur tous les « devices » (smartphone, tablette, ordinateur) et l’arrivée de Jook Video également sur des consoles de jeu.

Vous pouvez retrouver Jook Video sur leur site internet : www.jookvideo.com ou consulter la fiche offre légale de Jook Video pour plus d’information sur la plateforme.

Vous pouvez également visionner le spot TV de Jook Video ainsi qu’une démonstration de la plateforme à cette adresse (inscription nécessaire) :

http://www.abextranet.fr/Videos.aspx?idc=24&idk=10000&nom=JOOK-VIDEO

3 commentaires

  • [...] "Nous nous sommes entretenus Greg Bywalski, directeur marketing et digital du groupe AB Groupe, société éditrice du service de vidéo à la demande par abonnement JOOK VIDEO."  [...]

  • RED5 dit :

    RIP.
    Je n’avais jamais entendu parler du service.
    Section nouveautés, films affichés de 2001… :\
    Bonne chance aux suivants.
    A la limite, il faudrait un distributeur unique alimenté par différents régies pour que chaque régie n’ait pas à payer les mêmes droits. Sauf s’ils se concurrencent sur les mêmes offres (films, séries, etc). Auquel cas, quelle plateforme choisir pour le client ?! Je vais m’abonner à xx € sur cette plateforme, puis quand j’aurais résilié, je passe sur une autre plateforme à xx€ pour voir autre chose, empêchant de fait de voir plusieurs films ou séries en même temps.
    Clairement, on pourrait créer un principe d’auto-déclaration des plateformes de téléchargement « illégales actuellement » qui payeraient un tarif en fonction du nombre de téléchargements de chaque oeuvre (sachant que 1 téléchargement /=/ 1 visionnage), en 1 terme légaliser les plateformes illégales qui offrent un catalogue infini car rempli par le monde entier, plutôt que de vouloir fermer ces plateformes.

  • RED5 dit :

    Mais pour cela, il faudrait que les ayants droits cessent d’être « greedy », genre 50c€ l’épisode, et 1€ à 2€ le film. Une œuvre vendue dématérialisée ne devrait pas couter plus.

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