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Partenariat ETNA/Hadopi : 10 projets innovants créés !

Du 3 au 9 février 2015, 10 groupes d’élèves de l’ETNA, l’école d’ingénieurs en informatique située à Ivry Sur Seine, ont travaillé durant une semaine à une proposition de projet, dont l’Hadopi était à l’initiative. Leur but ? Développer un prototype de plateforme dédié à l’offre légale en ligne.

Le Data Camp d’une semaine (3 au 9 mars 2015) faisant travailler les étudiants en autonomie, avait pour objectif de réutiliser des métadonnées mises en ligne par l’Hadopi et disponibles en open data pour penser des projets innovants. C’est au cours de l’inauguration du projet le 3 février dernier que l’Hadopi a présenté le fichier XML reprenant le catalogue de 6 plateformes VOD en open data publié quelques semaines plus tôt. Le challenge proposé aux étudiants était de développer des moteurs de recherche innovants, mettant en valeur l’offre légale.

Tout au long de la semaine, les étudiants ayant choisi de travailler sur la problématique de l’offre légale ne se sont pas contentés des aspects techniques de leurs projets mais ont également approfondi les enjeux économiques. Certains groupes ont par exemple émis l’idée de ne pas se concentrer uniquement sur la VOD mais d’élargir à l’ensemble des secteurs culturels. D’autres ont souligné l’efficacité de certaines plateformes ayant une politique commerciale attractive. Une étudiante nous a confié : « les jeunes achètent beaucoup lorsqu’ils voient de grosses promotions, même s’ils ne consomment pas le bien culturel au final ».

Tels des créateurs d’entreprise, les 10 groupes se sont succédés le 9 février devant un jury composé de deux membres de l’Hadopi. Chaque quatuor a joué le jeu de la présentation, adoptant les codes du genre, faisant systématiquement preuve de sérieux et d’implication. Les présentations démontraient l’efficacité des plateformes, tout en soulignant les difficultés rencontrées et les pistes d’amélioration possibles.

Parmi les groupes, certains sont restés proches du fichier XML mis en ligne par l’Hadopi, tandis que d’autres sont allés plus loin. Ils ont par exemple réalisé des croisements avec d’autres plateformes ou sources de données, afin d’expérimenter au maximum l’importance et la complexité de leur plateforme et de la nouvelle offre ainsi proposée.

Proposant à la fois des innovations, des astuces visuelles, esthétiques ou ergonomiques, et s’appuyant sur des modèles existants dans le jeu vidéo ou dans les usages non licites, la maturité des étudiants et de leurs propositions a surpris les équipes de l’Hadopi et agréablement engagé de nouvelles réflexions quant au devenir des pratiques de consommation de la culture en ligne.

Le projet Hadobooks proposait un croisement des univers selon les médias, mêlant à la fois VOD, livres numériques et jeux vidéo. Fleam quant à lui voyait dans l’offre légale la possibilité de développer une communauté attachée à la création, ses choix et souhaitant partager ses centres d’intérêt.

C’est un projet plus abouti qui a attiré l’attention de l’institution. Sa mise en place et ses perspectives d’amélioration allant dans le sens de la volonté de l’Hadopi de favoriser l’ouverture des métadonnées en open data et ainsi proposer de nouvelles plateformes disruptives. Le service, baptisé Iscream, couplant des données issues de différentes API, propose ainsi à l’utilisateur de connaître la disponibilité d’un film, depuis sa sortie en salle jusqu’à sa numérisation et son accessibilité en VOD.

S’éloignant parfois du fichier XML proposé par l’Hadopi, ces projets expérimentaux et créés à des fins pédagogiques, permettaient cependant un bel exercice de projection, dans l’éventualité où les différentes données utilisées (dont certaines font actuellement parties d’API privées) pouvaient devenir accessibles en open data. Cette mise en situation de « créateur d’entreprise » a confronté les étudiants aux réalités de la diffusion de contenus culturels en ligne : rentabilité, rémunération des créateurs, modèle économique (abonnements, publicité, généralisation des promotions), etc.

Cet exercice a également permis à l’institution de noter les faiblesses et pistes d’amélioration relatives au fichier XML proposé.

Cette première expérience illustre par ailleurs que le développement de ce type de catalogue dans d’autres médias est possible, notamment le livre numérique.

A refaire assurément, tant ce type de projet innovant semble stimulant et réclamé à la fois par les écoles et leurs différentes promotions d’étudiants et vecteur d’idées pour le futur.

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